Déclarations

L’utilisation du mot commençant par « N » dans les salles de classe

9 décembre 2020

 

En solidarité avec les professeurEs et étudiantEs NoirEs de l’Université d’Ottawa, le Caucus Facultaire Dr Kenneth Melville des professeurEs et employéEs NoirEs de McGill apporte également son soutien à une de ses membres fondateurs, Adelle Blackett, qui a subi les contrecoups de sa prise de position sur l’utilisation du mot commençant par « N ». Au moment où le monde entier combat le problème du racisme, de l’iniquité et le manque de dignité humaine, il est capital de refuser que la liberté académique ne devienne un faux-fuyant. Le mot commençant par « N » n’est pas une simple épithète raciale, il porte aussi une histoire sordide car pendant des centaines d’années, les racistes anti-NoirEs l’ont utilisé comme une arme féroce pour déshumaniser les personnes NoirEs. Nous sommes une population qui est souvent considérée comme des objets à exclure, à diminuer, à ignorer et même à tuer. Cette situation historique et toujours actuelle confère aux membres de la communauté noire un droit de parole légitime concernant quand et où il est approprié d’utiliser le mot commençant par « N ».

  

Parce que cela fait partie de notre engagement de combattre le racisme anti-Noir dans le milieu éducatif post-secondaire, incluant notre propre université, il est dès lors impératif de réexaminer les apprentissages dans les milieux académiques, en particulier pour ce qui concerne l’emploi opportun ou non du mot commençant par « N ». D’une part, seules les personnes Noires ont la légitimité de dire où doit être employé ce mot. D’autre part, si l’objectif pédagogique est de mettre en évidence le contexte historique du mot dans une discussion en classe, alors l’insistance de personnes non-Noires d’employer indistinctement le mot, même comme un euphémisme, devient suspecte. Abandonner notre dignité et notre humanité ne saurait être confondu avec la préservation de la liberté académique. Comme l’a affirmé la lauréate d’un prix Nobel Toni Morrison, « Le langage oppressif fait plus que représenter la violence : il est la violence même. Il fait plus que représenter les limites de la connaissance :  il limite la connaissance » [1].     

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[1] https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1993/morrison/lecture/

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Réponse au Plan de lutte contre le racisme anti-Noir de l’Université McGill

 

12 novembre 2020

 

Le Caucus Dr Kenneth Melville des ProfesseurEs et EmployéEs NoirEs de McGill se réjouit que l'Université McGill, par l'entremise du Bureau du vice-principal exécutif et vice-principal (études), ait élaboré et rendu public un plan de lutte contre le racisme anti-Noir. Trop souvent, les déclarations confirmant la prévalence du racisme anti-Noir se révèlent être des paroles creuses, qui ne sont pas accompagnées de gestes significatifs. Et ce, alors qu’il est reconnu qu’éradiquer le racisme systémique anti-Noir, qui est enraciné tant à l'Université McGill que dans la société canadienne, exige des actions concrètes, soutenues et ciblées. Les points énumérés ci-dessous permettent d’entamer la réflexion sur la phase de mise en œuvre du plan. Le Caucus souhaite devenir un partenaire à part entière dans le processus décisionnel, en plus de participer aux consultations de la communauté Noire de l'Université. Puisque nous sommes nous aussi engagés à créer les conditions favorables à une profonde transformation de McGill, nous espérons que les questions suivantes seront examinées :

  1. Le plan d’action détaille un engagement à « entreprendre un vaste projet d’histoire examinant les liens entre McGill et la traite transatlantique des esclaves » (p. 19). Notre déclaration initiale du 1er août 2020 demandait à l’Université McGill de créer un groupe de travail universitaire sur l'esclavage transatlantique et le colonialisme. La formation d’un groupe de travail permettrait de garantir le financement, le soutien administratif et le sérieux consacrés à cet important mandat. Les groupes de travail et les projets de recherche se distinguent par les pouvoirs et les ressources différents qui leurs sont attribués, tels que le personnel et le matériel nécessaires à leur succès. Examiner le lien entre l’Université McGill et la traite transatlantique des esclaves ne vise pas simplement à satisfaire la curiosité intellectuelle, c'est plutôt le début d'une enquête sur les moyens de parvenir à une justice réparatrice. Nous cherchons à comprendre si la portée du « vaste projet d’histoire » proposé aboutira au même résultat qu’un groupe de travail et si ses conclusions seront adoptées par l’Université McGill comme elles le seraient pour un groupe de travail. Pour ces raisons, il est souhaitable que le Caucus participe à la conception du « projet d'histoire de McGill », y compris à l’élaboration de son mandat.
     

  2. Le plan d'action fixe des objectifs de recrutement des professeurs et du personnel administratif pour les douze prochaines années (p. 31-33). Nous accordons la plus haute importance à ces engagements et, à ce titre, nous comprenons que ces objectifs représentent le nombre minimal de professeur.es et d’employé.es Noir.es que l’Université McGill s’attèlera à recruter, et que l'Université McGill s'efforcera de dépasser ces cibles à court et à moyen termes. Pour que ces initiatives soient couronnées de succès, et considérant les raisons souvent évoquées pour expliquer les difficultés à recruter des professeur.es Noir.es, l’Université McGill doit s'attaquer à la formation de chercheur.es universitaires Noir.es ainsi qu’à la rétention des professeur.es Noi.res. Premièrement, faire preuve de créativité est nécessaire pour développer un bassin dans lequel recruter des professeur.es et employé.es Noir.es. L'embauche par grappes de professeur.es devrait être envisagée, puisqu’il s’agit une pratique utilisée avec succès par d’autres universités de calibre international pour résoudre le problème de la sous-représentation. Notamment, les modèles de l'Université de Californie et de l'Université de Chicago, qui financent des bourses postdoctorales afin de créer ce type de bassin de recrutement, sont d'excellents exemples à suivre. Deuxièmement, l’Université McGill doit développer concrètement des mécanismes de rétention pour le corps professoral et les membres du personnel Noirs. Tel qu’indiqué dans notre déclaration du 1er août, ces mécanismes devraient inclure du financement désigné pour les chaires de recherche ainsi que pour faciliter l'embauche de conjoint.es. En ce qui concerne l'objectif d'augmenter la représentation du personnel Noir, l'Université McGill devrait s'engager à pourvoir certains postes de cadres supérieurs auprès de talents recrutés au sein de la communauté Noire. De plus, afin d’atteindre les objectifs du plan, le vice-principal (administration et finances) doit mobiliser l’ensemble des unités administratives. Des plans spécifiquement consacrés au développement professionnel du personnel non-académique Noir devraient être présentés en détail. Ne pas porter attention à ces questions minera de façon considérable tout effort de recrutement, parce le personnel nouvellement embauché pourrait quitter l’Université McGill après quelques années, et McGill retournerait ainsi à la case départ.
     

  3. Le plan d’action propose d’établir un groupe de recherche explorant la possibilité d’accroître le programme d’Études africaines pour y inclure les Études de la diaspora africaine et des communautés Noires. Le Caucus reconnaît avoir récemment été invité à participer au sein du groupe de recherche, mais, néanmoins, aimerait s’assurer que son expertise soit reconnue et qu’il soit impliqué dans l’élaboration du mandat de ce groupe de recherche.
     

  4. La mise en œuvre réussie de ce plan dépend de son acceptation à tous les niveaux de l'Université, ce que le plan reconnaît. Des mesures devraient donc être incluses pour garantir que les doyens, doyennes, les directeurs, directrices et autres cadres adhèrent à la vision et aux objectifs du plan.
     

  5. Le plan (p. 43) sera mis en œuvre sous la supervision au Bureau du vice-principal exécutif et vice-principal (études). Bien que cela puisse constituer un arrangement à court terme, le Caucus réaffirme sa recommandation de confier la responsabilité des initiatives d'équité de l’ensemble de l’Université McGill à un bureau dirigé par un cadre supérieur (e.g., un vice-principal), pourvu de ressources humaines et financières, bénéficiant d'une grande marge de manœuvre et ne se rapportant qu’à la principale et vice-chancelière. L'une des responsabilités d'un tel bureau serait d’établir des mécanismes pour traiter les plaintes du corps professoral, du personnel, et de la communauté étudiante en matière de micro-agressions et de discrimination.
     

  6. Le plan d’action alloue 15 millions de dollars sur cinq ans pour être mis en œuvre et identifie plusieurs mesures facilitant la reddition de comptes et la gouvernance transparente. Le plan devrait démontrer que cet engagement financier est suffisant pour atteindre les objectifs du plan en fournissant une projection budgétaire, même provisoire. De plus, s’il est attendu que le corps professoral et le personnel Noirs actuels contribueront à mettre en œuvre le plan, il serait approprié de les rémunérer pour leur participation ou de compenser ses effets sur leur charge de travail (par exemple, au moyen de dégagement de charges de cours, ajustements de la charge de travail, réaffectations de personnel, etc.).

 

Nous avons hâte de collaborer plus avant avec l'administration afin de permettre que le plan d'action soit mis en œuvre avec succès, d'une manière qui contribue réellement à bâtir une meilleure université et qui relève son niveau d’excellence.

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Déclaration du Caucus Dr Kenneth Melville des ProfesseurEs NoirEs de McGill

1 aout 2020

Le Caucus Dr Kenneth Melville des ProfesseurEs NoirEs de McGill exprime sa solidarité avec les récentes manifestations contre le racisme anti-Noir. Le mouvement qui a pris de l’ampleur suite à l’homicide de George Floyd par la police de Minneapolis alors qu’il était sous leur garde, menotté et en état d’arrestation, s’est propagé à l’échelle mondiale, illustrant la nécessité de confronter et déraciner le fléau stigmatisant du racisme systémique anti-Noir - une menace existentielle qui met à risque la vie de toutes les personnes Noires.

Au Canada, le racisme systémique anti-Noir est ancré dans nos institutions, y compris nos universités. Une réflexion s’impose à l’Université McGill, à la veille de la commémoration de son bicentenaire en 2021. Rappelons que cette commémoration est inextricablement liée au fait que James McGill a tenu en esclavage des personnes d’ascendance africaine et autochtone dans sa résidence du Vieux-Montréal et au domaine Burnside, la terre connue aujourd’hui comme le campus de l’Université McGill. Le bicentenaire est aussi profondément relié aux profits réalisés par James McGill après avoir vendu des biens produits par des personnes d’ascendance africaine tenues en esclavage dans des plantations antillaises.

Il est plus que temps que soient reconnus le racisme anti-Noir et la nécessité d'une justice réparatrice afin d’honorer la dignité humaine des personnes Noires, tant dans le monde universitaire qu’ailleurs. Notre Caucus a chaleureusement accueilli les déclarations respectives de la principale et vice- chancelière Suzanne Fortier et du vice-principal exécutif et vice-principal (études) Christopher Manfredi les 30 juin et 3 juillet 2020, qui ont reconnu l'urgence de lutter contre le racisme anti-Noir à l’Université McGill. Ils se sont également engagés tous les deux à élaborer un plan pour lutter contre le racisme anti-Noir à McGill après avoir mené des consultations, et à allouer les ressources nécessaires à l’atteinte de ces objectifs. Nous demandons à l'Université McGill de prendre les mesures suivantes, qui sont urgentes et interdépendantes.

Établir un groupe de travail sur l’esclavage transatlantique et le colonialisme

Premièrement, il est indispensable qu’un groupe d’étude soit convoqué pour mettre en lumière les liens entre l’université McGill et l’esclavage transatlantique ainsi que le colonialisme. De nombreuses universités, comme l’Université Dalhousie au Canada, ont pavé la voie vers une telle initiative en créant des groupes de recherche hautement qualifiés avec des approches exhaustives, consultatives, ainsi que fondées sur la recherche et avec à leur tête des universitaires réputés et enracinés dans la communauté. Dans l’intérêt du bien public, ces groupes de réflexion ont été créés de façon à ce que les universitaires impliqués soient libérés de certaines charges pour avoir le temps nécessaire de produire des travaux de recherche de la plus haute qualité en disposant de ressources pour embaucher des étudiantEs aux cycles supérieurs et des stagiaires postdoctoraux. Ces groupes ont été établis dans des structures hiérarchiques distinctes reflétant l’ampleur et la complexité du travail entrepris et permettant à la communauté Noire de s’approprier les résultats de leurs recherches. De telles initiatives font honneur au courage et à la vision des responsables de ces universités qui ont confié ces mandats à leurs collègues chercheurs. Il n’est pas trop tard pour que McGill agisse de manière décisive et consultative, dès aujourd’hui, pour s’engager à constituer un groupe d’étude qui travaillera de pair avec des stagiaires postdoctoraux sur les sujets de l’esclavage et du colonialisme à l’occasion des célébrations du bicentenaire (p.7).

Objectifs et échéanciers pour le recrutement de professeurEs, d’étudiantEs et de employéEs NoirEs

Deuxièmement, McGill a besoin d’objectifs et d’échéanciers clairs pour un recrutement plus important de professeurEs, d’étudiantEs et d’employéEs issuEs de la communauté Noire, similaire à la démarche ayant établi des objectifs et échéanciers clairs pour les Premières Nations, Métis et Inuit. En ce qui concerne le corps professoral, la minuscule cohorte de 10 personnes qui s’identifient comme Noires et ayant un titre de professeur permanent (donc titulaire et associé) ou menant à la permanence, sur environ 1700, illustre l’urgence avec laquelle McGill devrait recruter et s’atteler à conserver dans ses rangs d’excellentEs professeurEs et bibliothécaires NoirEs. Par ailleurs, cette représentation doit dépasser les statistiques du recensement pour prendre en considération la nécessité de constituer une « masse critique » d’universitaires NoirEs, capables de répondre aux responsabilités disproportionnées, mais cruciales que nous assumons en matière d’implication communautaire et de mentorat au sein et au-delà de l’Université, option centrale dans les missions de McGill. Il sera nécessaire de porter une attention particulière à l’embauche des conjointEs pour faciliter le recrutement et la rétention de ces professeurEs. Dans le même ordre d’idées, des objectifs et échéanciers clairs sont nécessaires pour embaucher, conserver en son sein et promouvoir les cadres, les administrateurs ainsi que le personnel de soutien issu de la communauté Noire. McGill a l’occasion de recruter de façon proactive auprès des communautés Noires de la région de Montréal.

Les objectifs et échéanciers pour l’embauche de collègues NoirEs aux postes de professeurEs titulaires ou de professeurEs menant à la permanence devraient être accompagnés de mesures ciblées et de mécanismes les soutenant tout au long de leur carrière universitaire. McGill se doit d’assurer que les processus de renouvellement, de titularisation et de promotion soient conduits avec équité. Notre université devrait encourager les mesures soutenant les professeurEs NoirEs — y compris à travers le mentorat — et s’assurer que les procédures et les résultats soient équitables. McGill devrait également miser sur le programme de Chaires de recherche du Canada (CRC) et du programme de Chaires internes pour recruter les professeurEs NoirEs et les conserver en son sein. Nous réitérons la proposition du Groupe de travail sur les principes régissant la commémoration et les changements de nom quant à l’opportunité de renommer les Chaires internes. De plus, le message sur l’équité, la diversité et l’inclusion compris dans la récente annonce des CRC de McGill indique que les candidatEs raciséEs sont surreprésentéEs au sein de l’Université. L’annonce des CRC de McGill priorise les candidatEs autochtones ainsi que les candidatEs vivant avec un handicap, mais pas les candidatEs de la communauté Noire. En l’absence de données spécifiques à la communauté Noire, les effets nocifs des stéréotypes sont renforcés, les exclusions historiques répliquées, et la sous-représentation des professeurEs NoirEs s’en trouve dissimulée. De tels problèmes surviennent lorsque les institutions ne portent pas une attention particulière au racisme systémique anti-Noir et à l’expérience Noire. En conformité avecle droit internationalet compte tenu du mouvement prenant de l'ampleur avec l’addendum sur l’équité du programme des CRC, nous encourageons McGill à collecter des données désagrégées pour les professeurEs Noires concernant l’attribution des chaires de recherche, et à prêter une attention particulière aux directives données aux doyenNEs et aux directeurEs de départements.

Un engagement à recruter plus d’étudiantEs issuEs de la communauté Noire devrait prendre en compte les liens de notre université avec la Ville de Montréal, compte tenu de ses relations historiques avec l’esclavage sur son territoire. Par conséquent, McGill devrait rejoindre de façon inclusive les diverses populations Noires au Canada et ailleurs, et inclure des cibles spécifiques quant au recrutement des communautés Noires de la grande région de Montréal. À l’heure actuelle, les étudiantEs issuEs de la communauté Noire de Montréal semblent constituer une faible proportion des étudiantEs NoirEs à McGill, reflétant une tendance à négliger les communautés Noires les plus proches de l’Université qui ne date pas d’hier. McGill devrait créer une structure interne axée sur sa communauté étudiante Noire et qui aura la responsabilité d’approcher, recruter, soutenir et conserver en son sein des étudiantEs NoirEs. Cette entité appuierait et formaliserait le travail entrepris par des associations comme le « Black Student Network » et la « McGill Black Alumni Association » pour promouvoir McGill auprès des étudiantEs du secondaire et du collégial. Cette entité collaborerait avec des écoles et des organismes communautaires qui desservent les communautés Noires locales afin d’établir des partenariats éducatifs étroits avec les étudiantEs NoirEs de la grande région de Montréal, et ce, bien avant le moment de se pencher sur les choix qui leurs sont offerts quant à leurs études à l’université.

Nous sommes encouragés par l’intérêt académique sur les nouvelles frontières des études africaines et Noires, incluant l’esclavage et son héritage comme des problématiques historiques et mondiales, et par l’offre cruciale de cours pertinents. Nous demandons à McGill de soutenir l’expansion du programme d’études africaines existant au-delà du premier cycle et de faciliter son développement en tant que centre de recherche, d’apprentissage et de documentation sur l’étude et l’enseignement de l’Afrique et de la diaspora africaine à travers les disciplines. Cette demande se fonde sur le fait que le champ des études africaines est fondamental et joue un rôle clé en termes de support et de reconnaissance du vécu et des expériences de vie des AfricainEs et de tous les peuples d’ascendance africaine, c’est-à- dire sur la vie Noire et le racisme anti-Noir tant au Canada qu’à l’échelle mondiale.

 

Institutionnalisation de l’équité et de la représentation dans toutes les instances de McGill et dans la haute direction

Troisièmement, McGill devrait institutionnaliser son engagement en matière d’équité en portant une attention particulière sur l’équité pour les personnes Noires en son sein. Nous demandons à McGill de créer un bureau dédié à l’antiracisme. Un vice-principal — ou un autre cadre supérieur ayant des responsabilités à l’échelle de l’université — qui partage notre vécu devrait être à la tête de cette entité, avec un personnel comprenant d’autres professionnels et professionnelles NoirEs qualifiéEs qui peuvent reconnaître et soutenir les expériences uniques des professeurEs, des étudiantEs et du personnel issus de la communauté Noire. De plus, les progrès en matière d’équité devraient se manifester dans les actions et la diversification de la haute administration de l’université, et être soutenus par des consultations auprès des communautés historiquement marginalisées, en collaboration avec le Caucus Dr Kenneth Melville des ProfesseurEs NoirEs de McGill.

Nous traversons des moments difficiles, toutefois, la célébration du bicentenaire donne une importante occasion à McGill de prendre le leadership dans la lutte contre le racisme anti-Noir. L’excellence et la persévérance des communautés Noires ne peuvent à elles seules garantir que les professeurEs, le personnel et les étudiantEs NoirEs seront traitéEs équitablement et avec dignité face au racisme systémique anti-Noir. Alors que nous sommes engagés dans la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine décrétée par les Nations Unies, McGill devrait saisir l’occasion de cultiver un cadre équitable où les membres NoirEs du corps professoral, du personnel administratif et bibliothécaire, des étudiantEs et des diplôméEs auront confiance qu’aujourd’hui et demain, ils et elles seront considérés comme des membres respectés et estimés de la communauté universitaire de McGill.

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